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Article du journal "Le Courrier" paru le 13 mai 2010 |
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21-05-2010 |
"Il faut remettre l'enfant au coeur du débat sur les crèches "
PETITE ENFANCE - Les initiatives politiques visant à assouplir les normes d'accueil des crèches suscitent de fortes inquiétudes chez les professionnels. L'enfant, grand absent du débat politique sur les crèches? C'est du moins ce que pensent des professionnels et des associations du milieu de la petite enfance au sujet des récentes initiatives politiques visant à assouplir les normes d'accueil. Mi-février, le Parti démocrate-chrétien (PDC) déposait un projet de loi révisant à la baisse les exigences en matière de taux d'encadrement, de formation et de construction des espaces de vie enfantine. Dans le même élan, le Grand Conseil votait vendredi dernier, à une large majorité, une motion dont l'esprit est identique (voir nos édition des 17 février et 10 mai). Pour le PDC, il s'agit de réduire les coûts de fonctionnement et de répondre à la pénurie de places de crèches à Genève, «qui reste la priorité n°1», selon les termes du député François Gillet. Mais ces mesures inquiètent. Pour les professionnels et les syndicats, ces propositions menacent directement la qualité d'accueil des institutions. «Nous sommes déjà justes avec les normes actuelles, réagit Isabel Diener, directrice de la crèche l'Omnibulle à Satigny. Nous peinons à offrir aux enfants toute l'attention dont ils ont besoin, du point de vue psychologique, affectif, physique. Ces propositions nous font peur.»
Lieux d'épanouissement Aujourd'hui, les taux d'encadrement légaux sont de un adulte pour huit enfants entre 2 et 3 ans, et de un pour dix pour les 3 à 4 ans. Dans son projet de loi, le PDC propose de faire passer ces taux respectivement à douze et quinze bambins par adulte. La motion se contente de prévoir une «assouplissement des normes» pour les 3-4 ans. «Certes, techniquement, deux personnes peuvent garder trente petits. Mais la vraie question est 'de quelle manière et pour quelles prestations?'» s'interroge Marielle Kunz, présidente de l'Association des cadres des institutions de la petite enfance (Acipeg). Pour elle, l'enfant et ses besoins sont quelque peu oubliés dans ce débat. «La crèche n'est vue que comme un lieu de garde. Or, on oublie qu'il s'agit avant tout d'un espace d'éducation, de découverte et d'épanouissement.» Pour la présidente de l'Acipeg, il s'agit bien d'un choix de société. «Toutes les études montrent qu'une stimulation adéquate au plus jeune âge a des effets positifs sur la scolarisation, sur l'intégration.» Isabel Diener abonde: «Avec moins d'encadrement, nous risquons de passer à côté de certaines choses, comme l'apparition de troubles comportementaux. On en paiera les conséquences plus tard.»
Quelle formation? A cela s'ajoute l'épineuse question des normes en matière de formation. Aujourd'hui, la législation impose deux tiers d'éducateurs-trices munis d'un diplôme de niveau tertiaire. La motion votée par le parlement propose d'abaisser cette proportion à un tiers, alors qu'un autre tiers serait réservé aux titulaires d'un CFC d'assistant socio-éducatif (ASE). Cette formation récente, plus généraliste, vise tant l'encadrement des personnes âgées et handicapées que celui des enfants. Or, pour le moment, très peu de titulaires ont intégré le secteur de la petite enfance, souligne Valérie Buchs, secrétaire syndicale au SIT. «A court terme, il est totalement irréaliste d'imposer un tiers d'ASE.» Elle souligne par ailleurs que cette option diminue le niveau général de spécialisation. «Au contraire, nous pensons qu'il faut faciliter l'accession du personnel non qualifié au CFC, par exemple via une validation des acquis, tout en maintenant le nombre de diplômés.»
«Eviter la polarisation» Plus mesurée, Marielle Kunz rappelle néanmoins que les assistants socio-éducatifs ne peuvent pas assumer les mêmes responsabilités qu'un éducateur. «Ils ne doivent pas être remplacés dans de trop grandes proportions.» En revanche, il ne s'agit pas de dévaloriser les ASE, précise la présidente de l'Acipeg. «Nous en avons besoin et il est nécessaire de les intégrer au système. La loi actuelle, qui ne distingue que 'diplômés' et 'non-diplômés', doit être adaptée.» Elle se dit donc favorable au dialogue. «Nous devons éviter la polarisation entre des politiques qui souhaitent réduire les coûts et des professionnels qui camperaient sur leurs positions.» Isabel Diener, elle, se désole avant tout d'une chose: «La population et les politiques ne se rendent pas compte du travail que l'ont fait. Notre job ne consiste pas à jouer avec des enfants. L'accompagnement éducatif que nous proposons demande des connaissances et du savoir-faire. Ils devraient en prendre conscience.»
MARIO TOGNI |
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Message de la présidente au sujet de la loi du PDC |
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20-02-2010 |
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Chers membres, Suite à la lecture du projet de loi du PDC que vous trouverez ici, je vous invite à leur faire part de vos réactions par courrier. Fabiano Forte Président du PDC Genève
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Barazzone Guillaume Député
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Par ailleurs, nous allons réagir pour contrer ce projet avec d’autres associations. Nous vous tiendrons au courant. Nous comptons sur vous !!!
Pour le comité Natacha Berger Présidente. |
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Le PDC propose une nouvelle loi pour les crèches |
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20-02-2010 |
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Le Parti Démocrates-Chrétiens (PDC) propose une nouvelle loi (au rabais) pour les crèches. Vous pouvez lire le projet de loi ici. Vous pouvez lire le communiqué de presse du PDC ici. Vous pouvez lire l'article du journal "Le Courrier" du 17.02.2010 ici . |
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25-05-2009 |
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Chers Membres,
Ce petit mot pour vous informer des quelques changements qui ont eu lieu au sein du comité de l’AGEJE suite à l’Assemblée générale du 1 avril 2009. Nous avons eu la démission de notre trésorière Ana Barbey et d’un membre du comité Minh Tran, que nous remercions pour leur investissement. Ils resteront en lien toutefois avec l’AGEJE puisqu’Ana Barbey fait partie des nouvelles expertes à la validation des acquis et Minh Tran reste notre représentant à la FOP.
Notre nouvelle trésorière est Sandra Fleury, membre depuis plusieurs années et membre observateur depuis 2008. Alexandra Osbeck, membre et observatrice depuis 2008, nous a rejoint au sein du comité où elle sera en charge de l’organisation des soirées à thèmes. Vous trouverez sous la rubrique "comité" la liste complète du nouveau comité.
Quelques chiffres à présent : l’AGEJE comptait 182 membres au 2 avril 2009. La barre symbolique des 200 membres que nous escomptions avoir n’est malheureusement pas atteinte. Ce chiffre me semble malheureusement faible pour assurer une réelle représentativité face aux enjeux politiques et économiques qui se mettent en place autour de la petite enfance : municipalisation, arrivées des CFC, normes d’encadrement, reconnaissance fédérale de l’EEJE... En effet, plus nombreux sont les membres, plus notre représentativité et notre poids dans les négociations sont accrus !
L’AGEJE sera auditionnée le mercredi 27 mai par le grand conseil devant la commission de l’enseignement, de l’éducation et de la culture sur les sujets suivants :
- PL 9932 modifiant la loi sur les structures d'accueil de la petite enfance et sur l'accueil familial à la journée - PL 9934 modifiant la loi sur les structures d'accueil de la petite enfance et sur l'accueil familial à la journée - PL 10080 visant à augmenter le nombre de certificats fédéraux de capacité (CFC) dans les domaines de la santé et du social, petite enfance incluse - M 1720 pour un assouplissement des normes de constructions des institutions de la petite enfance - M 1721 pour un accueil élargi de la petite enfance Les séances de négociation concernant la municipalisation ont été reportées à cause de la crise financière et du fait que la refonte du statut du personnel de la ville n’est pas encore finalisée. Je profite également de l’occasion pour lancer plusieurs appels. Nous recherchons des membres : • Pour la mise sur pied du stand de la cité des métiers. Vous avez des idées, des envies et êtes douées pour l’écriture et créative. Vous pouvez nous aider. • Pour la mise à jour du code déontologie en collaboration avec des membres de l’ACIPEG. • pour représenter l’AGEJE à la commission spécifique d’ASE.
Si vous êtes intéressés ou avez envie d’assister à un comité, n’hésitez pas à prendre contact avec nous à l’adresse suivante :
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En guise de conclusion, je tiens à remercier vivement le comité et les représentants de l’AGEJE dans les différentes commissions pour leur investissement, leur implication et le temps qu’ils consacrent à l’association. Grâce à eux, je trouve encore la motivation et la force de continuer à me battre pour ma passion : le métier d’éducatrice.
Natacha Berger Présidente |
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